Jonathan Zwaenepoël – Bruissements / Septembre 2016

« Cette installation met en perspective le bruissement intime de l’être et le bruit extérieur qui l’immerge. Du souffle humain au flux des datas, le rapport à la nature est questionné par la volupté des voiles en plastique suspendus et la structure en bois brûlé. Le passage du public en certains points entraîne une saisie d’information. En fonction de la fréquence de captation et de l’évolution temporelle, cette saisie déclenche en polyphonie une série de ventilateurs. Ces derniers génèrent sons et mouvements sur les voiles. En écho à cette action mécanique, des séquences sonores sont déclenchées sur les surfaces résonnantes du lieu de l’installation. Seul un caisson de basse diffuse une présence électroacoustique sans provenance. Les sources sonores trompent l’œil et l’oreille et questionnent causes et conséquences. Matériaux : Bois, cordage polyamide, bâches plastiques transparents, ventilateurs, h.p de vibration, caisson de basse, dispositif informatique.» J.S

bruissements jonathan

Biographie

Malgré un long parcours académique musical et ses couronnements, malgré quelques années à jouer dans une musique militaire – pour payer ses études, malgré quelques autres années d’enseignement musical – par engagement social ; Jonathan Zwaenepoël est resté attaché au besoin fondamental de créer, d’inventer au-delà des frontières, des étiquettes. Il faut dire qu’il a grandi sous les tableaux de son arrière grand-père, et dans une idée romantique de l’art… En 2015, lors de son prix de composition du CNSMD, Jonathan Zwaenepoël installe le sonore en dehors de l’espace défini. Il s’empare de la pluralité des regards sur la solitude et structure une série organique d’installations que le visiteur habite et partage avec des performeurs (musiciens et danseurs).

Site internet de Jonathan Zwaenepoel

 


 

A Fail Of Robotic Disaster – Maxence Grugier

Sur une œuvre de Jonathan Zwaenepoël
– Bruissements –

Ce n’était ni la brillance des machines, ni leur efficacité qui émerveillait, mais leur discrétion. Machines de transparence.

Le chuintement des systèmes – bruissements – le souffle des vies digitales partagées, refroidies artificiellement par des ventilateurs – hidden – cachés, la vie invisible de minuscules données – datas – animant le vaste mécanisme de l’anthropocène à l’œuvre.

Une absolue – solitude – connectée. Une parfaite métaphore de l’époque.

Toute initiative rendue obsolète par l’inexorable – mécanique -, l’humanité délègue avec joie et se débarrasse du poids de ses activités, les abandonnant aux hyperactifs microprocesseurs et laissant aux écrans pixélisés la charge d’exprimer nos rêves de communions – désincarnées.

i see through…

Rêve de totale transparence assumée – rideaux – de verre – tactile –et silicium. Semblant d’humanité – déambulant – dans le vide.

La petite musique des sphères électroniques – hante les couloirs inhabités du néant numérique, tandis qu’une simulation de convivialité s’apprête à prendre  le pouvoir. Dehors.

I’ve seen the future through you

                                                      It’s not you

                                                                      It is ?

                                                                               Please tell me something

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